L’écriture pour moi est une thérapie, un besoin essentiel. Vivant avec une douance et le syndrome d’Asperger, mon cerveau est rarement en situation d’accalmie. Des pensées, des idées et même des conversations avec moi-même tournent sans cesse dans mon cerveau et ce surtout lorsque j’ai un sujet particulier auquel je m’intéresse intensément. Alors, d’écrire ces pensées c’est de libérer mon cerveau de ces dernières qui sans cesse tourbillonnent dans mon esprit. Pour ce qui est de mon premier roman, Les confessions de Juliet Madyson: Écrire ce roman fût aussi une réelle thérapie pour moi mais à un autre niveau. L’auto-dérision est à mes yeux, la façon la plus efficiente et saine d’apprendre à s’assumer, s’accepter et même à s’aimer soi-même et ce, pour le meilleur et pour le pire. Du moment où on commence à être apte à rire de soi-même, notre souffrance s’estompe. Mon style d’écriture, c’est-à-dire, d’écrire d’une façon à faire ressortir l’humour d’une situation qui au contraire était angoissante ou même négative à la base, c’est pour moi, d’éteindre à jamais les émotions négatives qui y sont liées.