LA PRESSE – Un pardon pour le dossier « CRIMINEL SCOLAIRE »

Saviez-vous qu’un dossier criminel peut s’effacer ? Vous pouvez commettre un vol à main armée, 10 ans plus tard demander pardon et on reconnaîtra que votre passé criminel ne reflète plus qui vous êtes aujourd’hui et que vous ne devriez donc pas en être entaché.

Selon la commission des droits de la personne, si vous vous voyez refuser un emploi à cause de cet acte criminel, cela est une forme de discrimination basée sur l’état de la personne graciée. Mais attention ! À l’université, l’endroit duquel notre future qualité de vie dépend, on ne vous pardonne pas même une mauvaise note !

Un sophisme, peut-être ? J’aimerais bien que c’en soit un, mais malheureusement, non. Vous avez une mauvaise note et toute votre vie on considérera que vos compétences, vos aptitudes, votre comportement et votre motivation n’auront pas changé en 10 ans, ou même en 20 ans, et que vous êtes la même personne qu’alors. On nous réduit à une cote essentiellement influencée par notre passé scolaire, peu importe les situations personnelles vécues. On nous juge plus sévèrement pour une mauvaise note que pour un acte criminel.

Pourtant, on essaie d’encourager le raccrochage scolaire. Combien de Québécois ne retournent pas aux études, découragés par cette situation ? Y aurait-il une incohérence ? Est-ce l’objectif ? Sont-ils inconscients ? J’aimerais connaître la réponse.

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